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DES INFORMATIONS SUR LES RELATIONS FILLES/GARçONS

DU CÔTÉ DES FEMMES


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egalite

En route vers l’égalité

Les inégalités entre les filles et les garçons, les hommes et les femmes peuvent s’expliquer de manière sociologique mais aussi historique. Si le principe d’égalité est inscrit dans les textes de loi, l’égalité réelle n’est pas encore atteinte.

Cependant, un long chemin a déjà été parcouru par des femmes et quelques hommes qui se sont insurgé-e-s de ces inégalités et dont les combats ont pu faire évoluer les lois. Les mentalités doivent encore largement progresser pour qu’hommes et femmes puissent enfin être traité-e-s à égalité. Pour nous aider, il est important de savoir d’où on part et que les égalités que nous pensons acquises de longue date restent à défendre !
Savais-tu que les femmes n’ont pas toujours eu les mêmes droits que les hommes et que certains de leurs droits ont été acquis il n’y a pas si longtemps ?  



Un peu d’Histoire

En 1789, les femmes revendiquaient :

 Le droit à l’instruction primaire,  Le droit au travail,  La protection de la loi pour les femmes abandonnées et les filles-mères,  Le droit à la santé (le droit à des sages-femmes expérimentées),  La réforme du mariage et le droit au divorce,  L’accès à la citoyenneté.

 

1804, le code Napoléon :

une catastrophe pour les femmes

En 1804, le Code Napoléon affirme l’incapacité juridique totale de la femme mariée : Interdiction d’accès aux lycées et aux universités, Interdiction de signer un contrat, de gérer ses biens, Exclusion totale des droits politiques, Interdiction de travailler sans l’autorisation du mari, Interdiction de toucher elle-même son salaire,  Contrôle du mari sur la correspondance et les relations, Interdiction de voyager à l’étranger sans autorisation,  Répression très dure de l’adultère pour les femmes, Les filles-mères et les enfants naturels n’ont aucun droit, 1910, le code Napoléon est complété : le « devoir conjugal » est une obligation, pas de viol entre époux

 

Du XIXème au XXème siècle :

l’effet des luttes féministes

 1880 Ouverture de l’enseignement public secondaire aux filles (loi Camille Sée),  1884 Loi rétablissant le divorce (l’adultère du mari est réprimandé par une amende, celui de l’épouse par la prison),  1907 L’épouse peut disposer de son salaire, 1907 Les femmes sont électrices et éligibles aux conseils de prudhommes,  1908 Manifestation, à Paris, pour le droit de vote,  1909 Institution d’un congé de maternité (8 semaines),  1920 La femme peut adhérer à un syndicat sans l’autorisation de son mari,  1920 Equivalence entre Bac féminin et Bac masculin.  1924 Les programmes d’études dans le secondaire deviennent identiques,  1938 La femme mariée n’est plus incapable civile, elle peut avoir une carte d’identité et un passeport, ouvrir un compte en banque, sans l’autorisation de l’époux. Subsistent pour le mari, la fixation de résidence, la possibilité de s’opposer à l’exercice d’une profession et l’exercice de l’autorité paternelle,  1944 Ordonnance prévoyant le vote des femmes (elles voteront pour la 1ère fois en 1945),  1946 Principe de l’égalité des droits entre hommes et femmes dans le préambule de la Constitution,  1946 Fin de la notion de salaire féminin,  1965 Liberté d’exercer une profession,  1967 Loi Neuwirth autorisant la contraception,  1970 L’autorité paternelle devient « parentale »,  1972 Loi sur l’égalité des salaires, 1975 Loi Veil autorisant l’interruption volontaire de grossesse (IVG), 1980 Interdiction de licencier une femme enceinte,  1981 Création d’un ministère des droits de la femme.

L’acquisition de ces droits a été possible grâce au mouvement féministe :
des groupes de femmes ainsi que quelques hommes en France et dans le monde se sont mobilisées pour que leur situation change.

Malgré toutes ces avancées, il reste encore de nombreuses inégalités en France et dans le monde.

Voir le site de l’UNESCO : www.unesco.org/fr
Source : Le planning familial 

 


Les inégalités en quelques chiffres

La pauvreté : 70% des pauvres de la planète sont des femmes.

L’éducation : 2/3 des 875 millions cas d’analphabétisme dans le monde sont des femmes. Toutefois, dans certaines régions (Europe, Caraïbes, Amérique du Nord, Asie Orientale, Océanie), les taux d’alphabétisation sont quasiment équivalents entre hommes et femmes.

La santé : Une femme meurt chaque minute dans le monde de complications liées à la grossesse ou à l’accouchement.

Les conflits : Aujourd’hui, 90% des victimes dans les conflits sont des civils contre 10% il y a cent ans. Parmi ces civils, 75% sont des femmes et des enfants.

Les institutions : La représentation des femmes dans les structures décisionnelles reste de 13% au niveau mondial. Même si l’égalité de droit progresse légèrement, ce n’est pas encore le cas de l’égalité de fait.

La violence : De plus en plus de pays reconnaissent la violence conjugale. En France, une femme sur dix est victime de violences conjugales et une femme en meurt tous les trois jours. • La violence familiale est aujourd’hui encore considérée comme ayant une incidence plus néfaste sur l’espérance de vie des femmes que le cancer du sein et du col de l’utérus.  Entre 85 et 114 millions de femmes et de fillettes sont victimes de mutilations (excision, infibulation, etc.).  8 milliards de dollars seraient générés chaque année par le trafic de femmes et d’enfants.

Source : l’association Mix-cité

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